Dhaka…enfin j’y suis!
Je commence par vous parler de mes premières interactions avec les gens d’ici. Je découvre un peuple accueillant, curieux et fier. À peine arrivé dans un petit restaurant croisé au hasard de ma route, le serveur m’a offert le petit déjeuner. Un geste simple, mais profondément touchant.
La question revient sans cesse, avec un sourire et un regard insistant : « Which country? »
Je réponds invariablement « Canada », et presque toujours la même réaction suit :
« Oh… Canada… nice country! »
Ici, les touristes se font rares. On ne passe pas inaperçu. Les regards sont francs, soutenus, parfois insistants. Pour ceux qui n’aiment pas se faire dévisager, l’expérience pourrait être déstabilisante. Mais pour moi, c’est une porte ouverte sur le contact humain, sur ces échanges silencieux qui précèdent souvent un sourire… ou une photo.
Je me suis ensuite rendu au Meradia Kacha Bazar, un marché vibrant de vie, bordé de petits ponts en bambou. Des chèvres attachées à l’ombre, des poules qui s’agitent, des poissons de toutes tailles exposés sur la glace fondante, des montagnes de légumes colorés. Un choc pour les yeux… et surtout pour le nez. Une symphonie sensorielle brute, authentique, sans filtre.
En chemin, je suis passé le long de la voie ferrée de Malibagh. Des enfants y jouent insouciants, des travailleurs entretiennent les rails, et un bazar s’étire en parallèle, presque collé aux trains. J’ai vu passer quelques convois chargés de passagers, certains perchés à l’extérieur — les fameux « train surfers », si emblématiques du Bangladesh. Des scènes à la fois fascinantes et vertigineuses.
Pour rester dans cette ambiance ferroviaire, j’ai poursuivi vers la gare de Kamalapur. À cette heure de la journée, l’endroit était plutôt calme, presque paisible, contrastant avec l’énergie bouillonnante des marchés. Une autre facette de Dhaka, plus posée, mais tout aussi photogénique.