Namasté

Mes aventures au Bangladesh étant maintenant terminées, il était temps de traverser chez le voisin de l’ouest. Me voilà donc en Inde, plus précisément à Kolkata.

Ceux et celles qui me connaissent savent que je suis habituellement une personne hyper organisée en voyage, surtout lorsqu’il est question de déplacements. J’aime que tout soit planifié, que les étapes s’enchaînent sans trop de surprises.

Mais les voyages ont parfois leur propre sens de l’humour.

Mon arrivée à Kolkata en a été un bon exemple.

La procédure d’immigration s’est révélée longue et pénible. Ensuite, mes bagages ont décidé de faire un petit détour sans moi — heureusement temporaire. Comme si ce n’était pas suffisant, impossible de trouver une carte SIM à l’aéroport et tous les guichets automatiques semblaient avoir été vidés de leur contenu.

Bref, disons que les premières minutes en Inde ont été accompagnées de quelques sueurs froides… et de quelques invocations divines que, Dieu merci, personne autour de moi ne semblait comprendre.

Finalement, après ce petit parcours du combattant, j’ai réussi à atteindre mon hôtel.

Après une inspection rapide de la chambre, une décision s’imposait : direction le bar de l’hôtel, qui était encore ouvert. Après tout, tout ne peut pas mal aller dans une même journée!

Je dois avouer que la première Kingfisher n’a pas eu le temps de tiédir… et que la deuxième n’a pas tardé à suivre.

Une bonne nuit de sommeil plus tard, je me suis levé tôt, impatient de découvrir la ville. Au lever du jour, j’ai traversé de l’autre côté de la Hooghly River pour rejoindre un petit ghat peu connu dont l’accès, paraît-il, n’est pas toujours facile à trouver.

À cette heure matinale, la lumière transforme complètement l’endroit. Le soleil flotte au-dessus de l’eau, les silhouettes se découpent doucement dans l’aube, et l’activité commence tranquillement le long du fleuve.

C’est exactement le genre d’atmosphère que je cherchais à immortaliser.

Comme si la matinée voulait me faire un cadeau, j’ai eu la chance d’assister à un rituel appelé Pinda Daan — du moins, c’est ce que j’ai cru comprendre. Un moment chargé de spiritualité et de symbolisme qui ajoutait encore à la magie du lieu.

Après avoir passé un bon moment près du ghat, mon instinct de photographe m’a naturellement conduit vers un autre terrain de jeu que j’affectionne particulièrement : les gares de train.

Direction la mythique Howrah Junction railway station.

Les gares en Inde sont de véritables théâtres de la vie quotidienne. Des voyageurs pressés, des familles entières assises sur leurs bagages, des vendeurs ambulants, des porteurs chargés jusqu’au cou… et ce flot incessant d’humanité qui ne semble jamais s’arrêter.

Les scènes à photographier sont partout.

Après avoir traversé de nouveau la rivière, j’ai poursuivi ma route vers le Koley Market, où l’ambiance change complètement. Ici, les contrastes sautent aux yeux : couleurs, textures, mouvements, regards… chaque coin de rue semble raconter une histoire.

Avant de rentrer à l’hôtel, j’ai décidé de faire un dernier arrêt à l’autre grande gare de la ville : Sealdah railway station.

Une décision que je n’ai absolument pas regrettée.

Si je pensais avoir déjà vu beaucoup de scènes intéressantes à Howrah, Sealdah a réussi à faire encore mieux. Encore plus de vie, encore plus de mouvement, encore plus d’histoires à capter avec l’appareil photo.

Bref, Kolkata venait tout juste de commencer à se dévoiler… et j’avais déjà l’impression d’être au cœur d’un immense théâtre à ciel ouvert.

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