Les visages du Bangladesh

Mon séjour à Cox’s Bazar, et plus largement au Bangladesh, tire malheureusement à sa fin. Treize jours à parcourir un pays de contrastes, parfois déroutants, souvent bouleversants.

Ici, tout semble cohabiter dans une tension permanente : la richesse infinie de la culture et des traditions, et les conditions de vie parfois difficiles de ceux qui les portent. C’est sans doute ce contraste qui m’a le plus marqué. On ne visite pas le Bangladesh par hasard. On n’y arrive pas non plus en pensant que tout sera simple.

Par expérience, Dhaka est probablement la ville la plus chaotique que j’aie visitée jusqu’à maintenant. Rien n’y est vraiment facile. Le bruit incessant, la densité humaine, la circulation qui défie toute logique, certaines scènes de vie qui te transpercent le cœur à presque chaque coin de rue, la mendicité omniprésente… tout cela te frappe de plein fouet.

Et pourtant.

Après quelques jours à baigner dans leur quotidien, quelque chose change. Les regards deviennent des rencontres. Les sourires curieux s’approchent avec l’inévitable : « You country?… Oh… Nice country! » Et derrière ces mots simples, il y a une chaleur sincère, une ouverture désarmante. Peu à peu, ces gens et ce pays s’apprivoisent. Ou peut-être est-ce l’inverse : c’est toi qui apprends à t’ouvrir à eux.

Aucune lecture, aucun reportage, aucune vidéo ne peut vraiment préparer à ce que l’on ressent en arrivant ici. Il faut le vivre pour le croire. Le Bangladesh ne s’explique pas, il se traverse, il se respire, il se ressent.

Alors Bangladaises et Bangladais, je ne vous dis pas adieu, mais au revoir. Cet article est pour vous. Pour vous rendre hommage à travers cette série de portraits réalisés durant mon séjour. Une tentative de capter, le temps d’un déclenchement, cette communion silencieuse entre vos sourires et mon objectif.

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